Le
système wallon demande quelques explications
La Wallonie ?.
La Wallonie, cette région sud de Belgique sous domination socialiste depuis des décennies, en retard de
développement économique et aux taux de chômage records.
Elle reçoit les milliards d'euros des aides financières de
l'Europe pour soutenir et renflouer un système qui favorise les amis des
amis
qu'il faut bien placer quelque part c'est-à-dire à la
Ville, à la Province, dans les Intercommunales, Communes et
Centres Publics d'aide Sociale, à la Région Wallonne, entre autres; où ils peuvent
attendre la pension, assis sur une chaise derrière un bureau (aux
frais de l'ensemble de la population).
Leur zèle socialiste n'aura alors de cesse que de placer les
membres de leur famille dans les mêmes conditions en louant les
mérites du socialisme et du parti comme il se doit.
Les taxes,
impôts et les milliers de formulaires administratifs suivent tout
naturellement.
Pour les plus favorisés (par le parti et les militants de toujours), ils pourront
cumuler les places dans les Conseils d'Administration de
sociétés publiques de distribution d'eau,
d'électricité, de traitement des déchets, de logements sociaux, les intercommunales,...
Récompense suprême à leurs convictions
anti-impérialistes et sociales. C'est bien connu, pour les
socialistes, "l'argent c'est le diable".
Tout ce monde se tient la main pour former des baronnies locales, des clans aux
pouvoirs héréditaires (Vous êtes le fils de untel... Un
sacré plus !).
Pour la cohésion de l'ensemble, il faut un maximum de
volontaires pour suivre ce conseil parfois prodigué comme une menace : voter socialiste et fermer sa
gueule...
Bien sur la promesse d'un logement social, d'un emploi, les nominations
avant les élections aident au rassemblement de ceux qui veulent
couler des jours heureux. C'est tellement banal qu'on ne devrait
même pas l'écrire. Cela se fête le 1er mai, jour de
la Fête du Travail, avec les représentants du Parti en
chantant l'Internationale.
Donc, comment se faire des amis ici ?
Comme la carrière en dépend, ils sont nombreux à
se dire socialistes pour vivre comme des bourgeois sans en avoir le
nom pour certains et pour obtenir les (plus grosses) miettes pour
d'autres.
Ce système n'incite pas à l'effort et au changement, il
convient donc d'en suivre les règles sans déplaire, (se)
poser de questions au risque d'être qualifié «de
droite», ennemi de classe, antisocial absolu...
Il va de soit que le chef ayant toujours raison, c'est un motif valable
pour se cacher derrière les règlements, le Parti. Vouloir
être le rouage d'une grande machine dont on ne sait pas
très bien comment elle fonctionne, ce qu'elle produit et
à quoi on sert pourvu qu'on n'en fasse pas trop pour voir venir
le salaire en fin de mois.
Pour que tout tienne en place, ne soit pas trop déprimant, il
faut donner un sentiment de liberté qui fasse pendant à
l'hypocrisie.
Rien de tel que les slogans mobilisateurs : "Personne, à aucun
moment, ne doit être abandonné à son sort", "Quels
que soient votre parcours et vos choix de vie, notre projet, c'est
garantir votre avenir" (le Parti).
On oublie alors un instant qu'en plus de cinquante ans de socialisme la
Wallonie connaît le retard économique, qu'il y manque des
logements sociaux, l'importance croissante du chômage et... les
très confortables revenus de ceux qui font les promesses. Ce qui
les placent du côté de la barrière sociale
occupée par les nantis, preuve que le système fonctionne très bien et qu'il faut poursuivre la lutte pour une sociéte plus solidaire, plus égalitaire, plus fraternelle et... plus libre..
Ce ne sont pas les amis des amis à tous les étages qui demanderont et diront autre chose.
Bien entendu, quelques autres tendances politiques suivent ce
modèle. Il n'y a pas lieu de rester hors jeu et devenir
infréquentable pour définir les collaborations possibles et placer aussi ses amis au royaume des amis des amis à tous les étages.
P. Gillon, 2005-2007

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