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Janvier, 2007
Mis à jour : juillet, 2009

Dossier scolaire

Qui domine la Wallonie (sud de Belgique) ?


Qui domine (a dominé) la Wallonie ?

Le socialisme (le parti socialiste - PS) domine la Wallonie depuis des décennies.
Cette région est marquée par le retard de développement économique, les taux de chômage record, le système des amis des amis à tous les étages, le clientélisme, les copinages, le népotisme, les baronnies locales, les cumulards, les inculpations, incarcérations, abus de biens sociaux, démissions de mandataires publics socialistes et de leurs "amis".

Il résulte de cette domination socialiste sur la Wallonie, un système : celui des amis des amis à tous les étages.
Pour obtenir l'avantage d'une carrière (une nomination pour l'emploi assuré à vie) à la Ville, à la Commune, à la Province, dans une intercommunale, à la Région wallonne, dans une école, une université,... Le Parti !, toujours le Parti !. Qui aurait l'idée avant la pension de trahir le Parti et... de ne pas le remercier, après, pour la carrière profitable et paisible ainsi obtenue ?.

Le système mis en place en Belgique permet aux présidents des partis politiques de constituer une majorité en y faisant entrer des partis qui pourraient se trouver dans l'opposition et inversement (en plus de décider qui sera, ou ne sera pas (ne sera plus), ministre dans cette majorité). Ils ont le dernier mot.
Les résultats des "élections" prennent alors l'aspect de sondages d'opinion.
Ce qui permet de qualifier la Belgique de particratie.


Dans cette particratie belge, les cumulards sont légions.

Les présidents des partis politiques peuvent cumuler leur fonction de président de parti avec celle de député fédéral (à la Chambre des représentants de Belgique) ou de député wallon (au Parlement wallon), le passage d'un Parlement à l'autre n'étant pas rare pour une même personne, ou encore de ministre fédéral (au gouvernement belge).

Quelle est l'indépendance d'un parlementaire sous le regard de son président de parti ?.

Il serait certainement mal venu, au Parlement, de ne pas suivre les consignes de vote du parti ou d'être critique sur l'action du gouvernement en place dont le président de votre parti serait un des ministres...

Ce qui conduit à la question de l'indépendance du Parlement et au degré de démocratie de ce système.

Belgique : particratie (PDF). Président de parti et député (PDF).


Les Ministres-Présidents de la Région wallonne ?


Voici la liste des différents Ministres-Présidents de la Région wallonne et de leurs partis politiques: PS (parti socialiste), PSC (parti social chrétien), PRL (parti réformateur libéral), CDH (centre démocrate humaniste), MR (mouvement réformateur), FN (front national), ECOLO (écologistes confédérés pour l'organisation de luttes originales).

Ministre-président Parti Mandat
1. Jean-Maurice Dehousse PS 1981 - 1982
2. André Damseaux PRL (actuel MR) 1982
3. Jean-Maurice Dehousse (2è fois) PS 1982 - 1985
4. Melchior Wathelet PSC (actuel CDH) 1985 - 1988
5. Guy Coëme PS 1988
6. Bernard Anselme PS 1988 - 1992
7. Guy Spitaels PS 1992 - 1994
8. Robert Collignon PS 1994 - 1999
9. Elio Di Rupo PS 1999 - 2000
10. Jean-Claude Van Cauwenberghe PS 2000 - 2005
11. Elio Di Rupo (2è fois) PS 2005 - 07/2007
12. Rudy Demotte (2è fois) PS 07/2007 - actuel

On constate l'hégémonie du parti socialiste.


Les institutions wallonnes

La Région wallonne possède son gouvernement. Ses neuf membres sont responsables devant un organe législatif élu au suffrage universel: le Parlement wallon.
Ces institutions ont leur siège à Namur (capitale de la Région wallonne suivant le décret du 11 décembre 1986, officialisant une tradition de 1912). Trois membres de ce gouvernement siègent aussi dans le gouvernement de la Communauté Wallonie-Bruxelles, à savoir actuellement (2007), Marie Arena (PS), Michel Daerden (PS) et Marie-Dominique Simonet (CDH), pratique instaurée depuis 1995 dans l'intention de mieux coordonner la Wallonie et la Communauté Wallonie-Bruxelles.

Le Gouvernement wallon

Le Gouvernement wallon est composé d'un maximum de 8 ministres et d'un Ministre-président. Il prend des arrêtés et sanctionne les décrets votés par le Parlement wallon. Son siège est l'Elysette à Namur.

Composition jusqu'au 07/2009

M. Rudy Demotte (PS) Ministre-Président.
M. André Antoine (CDH) Ministre du Logement, des Transports et du Développement territorial.
M. Michel Daerden (PS) Vice-président. Ministre du Budget, des Finances et de l'équipement.
M. Marc Tarabella (PS) Ministre de la Formation.
M. Philippe Courard (PS) Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique.
Mme. Marie-Dominique Simonet (CDH) Ministre de la Recherche, des Technologies nouvelles et des Relations extérieures.
M. Jean-Claude Marcourt (PS) Ministre de l'Economie, de l'Emploi, du Commerce extérieur et du Patrimoine.
M. Didier Donfut (PS) Ministre de la Santé, de l'Action sociale et de l'Egalité des chances en remplacement de M. Paul Magnette placé ministre fédéral dans le gouvernement intérimaire belge (déc. 2007 - mars 2008) par le président du parti socialiste... Bien que le parti socialiste soit un des perdants des élections législatives de juin 2007 en Belgique. Un exemple de ce que permet la particratie (lien) qui domine la Belgique.

M. Didier Donfut, démissionnaire le 12/05/2009 suite à la révélation de ses activités très lucratives de cumulard : ministre et "homme d'affaires" dans la mouvance du système des amis des amis à tous les étages mis en place depuis des décennies par le parti socialiste belge francophone en Wallonie pour s'assurer les meilleurs avantages de l'égalité des chances.

En savoir plus : Donfut (PDF), Au Parti (PDF), Egalité des chances (PDF).
M. Benoît Lutgen (CDH) Ministre de l'Agriculture, de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme.

(suite aux élections de 2004 et après la démission de Jean-Claude Van Cauwenberghe, remplacé par Elio Di Rupo, en octobre 2005. Jean-Claude Marcourt a par ailleurs obtenu le Commerce extérieur suite à ce remaniement).
Un nouveau remaniement décidé par le président du parti socialiste, E. Di Rupo, en juillet 2007 place Rudy Demotte comme Ministre-Président Wallon, Paul Magnette en remplacement de madame Ch. Vienne relogée au Sénat, Marc Tarabella comme ministre de la formation et ajoute à J-C Marcourt le patrimoine et à M. Daerden le sport et la fonction publique à la Communauté française de Belgique.

On constate l'hégémonie du parti socialiste.

Les nouveaux ministres désignés par les présidents des partis politiques selon leur volonté d'une coalition PS-CDH-ECOLO en Belgique francophone après les "élections" (le système mis en place étant celui d'un vaste sondage d'opinion obligatoire, les présidents des partis politiques plaçant dans une majorité des partis qui pourraient se trouver dans l'opposition et inversement, ce qui explique les guillemets autour du mot élections) régionales de juin 2009.


Composition 07/2009-

M. Rudy Demotte (PS) Ministre-Président. (Idem en Communauté française)
M. André Antoine (CDH) Ministre ministre du budget et des finances, de l'emploi et de la formation (par ailleurs ministre du budget et des finances, de l'enseignement de promotion sociale et du sport dans le gouvernement de la Communauté française).
M. Paul Furlan (PS) Ministre des Pouvoirs locaux et de la Ville.
Mme. Eliane Tillieux (PS) Ministre de la Santé et de l'Action sociale.
M. Jean-Marc Nollet (Ecolo) Ministre du développement durable, chargé de l'énergie, du logement, de la coordination de l'alliance emploi-environnement, de la gestion immobilière, des infrastructures, de la fonction publique et de la recherche scientifique (par ailleurs ministre de l'accueil de la petite enfance, de la fonction publique, de la recherche scientifique, de la gestion immobilière et des bâtiments scolaires dans le gouvernement de la Communauté française).
M. Benoît Lutgen (CDH) Ministre de l'équipement (travaux publics), de l'agriculture et de la ruralité en charge en outre du patrimoine, de la conservation de la nature et des ressources naturelles.
M. Jean-Claude Marcourt (PS) Ministre de l'Economie (par ailleurs ministre de l'Enseignement supérieur à la Communauté française).
M. Philippe Henry (Ecolo) Ministre de de l'environnement, de l'aménagement du Territoire, de la mobilité, du transport et des sites désaffectés.

On constate l'hégémonie du parti socialiste.


Le Parlement wallon

Le Parlement wallon, appelé aussi Parlement de la Région wallonne dans la Constitution belge, exerce les compétences législatives de la Région wallonne. Il émet des décrets ayant force de loi. Il ratifie les traités signés par la Région wallonne ou par la Belgique qui nécessite son approbation comme par exemple le Traité constitutionnel européen (TCE).
Le bâtiment dans lequel il siège, l'ancien Hospice Saint-Gilles, est situé à Namur, capitale de la Wallonie à  proximité du Grognon. Il se trouve sur la rive gauche de la Meuse. En face, sur la rive droite se trouve l'Elysette, siège du Gouvernement wallon.


Histoire

(ébauche)

L'idée d'un Parlement wallon a germé pour la première fois au Congrès wallon de 1912 avec la proposition de créer une Assemblée wallonne (officieuse), qui se réunit d'ailleurs régulièrement après la guerre.
Le 26 juillet 1950, Joseph Merlot déclara qu'il y avait lieu de réunir les Etats Généraux de Wallonie, sorte d'assemblée plus large qu'un Parlement devant se saisir de toutes propositions éventuellement séparatiste face au maintien du roi Léopold III au pouvoir. Cette déclaration fut un épisode important de la Question royale.

En septembre 1991 le Président du Parti Socialiste Guy Spitaels écrivit au Président du Parlement wallon (alors encore appelé "Conseil régional wallon"), pour lui demander de le réunir pour éventuellement passer outre au refus du Gouvernement belge de donner son aval à des exportations militaires. Avant même que cette réunion n'ait lieu, le Gouvernement belge avait cédé sur le principe de ces exportations, mais ce fait finalement tout de même lourd de conséquences avait les allures d'une sorte de coup d'Etat.

Actualité

Le 11 avril 2006 est paru au Moniteur belge un décret imposant l'appellation officielle du Parlement wallon dans les textes (même chose pour le Gouvernement wallon, etc). Cette loi inscrit officiellement le fait wallon dans les textes législatifs au plus haut niveau. Dans le même ordre d'idée, un autre décret en attente, le décret "Wallonie", imposerait l'appellation officielle Wallonie au lieu de la "Région Wallonne". Cet ensemble de signaux législatifs à l'adresse de la population belge et internationale consacre l'idée d'une affirmation wallonne sereine, le passage vers une assertivité wallonne de bon aloi en droit et en usage.

Structure et Composition

Le Parlement wallon est composé de 75 députés élus au suffrage universel direct lors des élections régionales, tous les 5 ans, le même jour que les élections pour le Parlement européen. Le Parlement wallon ne peut être dissous durant la législature. La première élection directe date de juin 1995, avant cela, le Parlement était appelé Conseil Régional wallon et était composé des membres de la Chambre des Représentants et des sénateurs belges élus en Région wallonne.

Composition du Parlement pour la 3e législature 2004-2009:

Liste des députés wallons

Le président du Parlement pour la 3ème législature était José Happart, (PS).

On constate l'hégémonie du parti socialiste.

Composition du Parlement wallon pour la 4e législature 2009-2014:

Liste des députés wallons 07/2009

Le président du Parlement pour la 4ème législature sera Emily Hoyos, (ECOLO).

On constate l'hégémonie du parti socialiste.

Anecdote

Particularité dans le paysage belge (et européen en général): la disposition de l'assemblée à l'anglaise qui était la seule permise par le bâtiment. Opposition et majorité se font face.

Parlement Wallon Le Parlement Wallon

La Communauté française de Belgique

La Communauté française de Belgique (terme officiel), aussi appelée de façon informelle (par exemple dans toutes ses délégations à l'étranger), la Communauté Wallonie-Bruxelles. L'appellation Communauté Wallonie-Bruxelles est utilisée pour éviter une confusion avec les Français résidant en Belgique, mais surtout pour nommer les deux composantes principales de cette Communauté. C'est l'une des trois communautés fédérales de la Belgique. On parle aussi de la Belgique francophone.

Elle rassemble les 3,4 millions de Wallons (sauf les habitants de la Communauté germanophone, qui sont +/- 70 000) et tous les Bruxellois francophones.

Comme son nom l'indique, elle n'est pas un territoire, mais une communauté de personnes, où qu'elles demeurent.

Le terme officiel "Communauté française de Belgique" désigne également les institutions officielles (parlement, gouvernement, services publics) de cette Communauté de personnes.

Dans le système fédéral belge, il faut distinguer les trois communautés linguistiques et les trois régions fédérales qui ne se superposent pas nécessairement.


Compétences

La Communauté française dispose de ses propres institutions, parlement et gouvernement.
La Communauté exerce ses compétences (enseignement, culture, recherche, soins de santé, aide à la jeunesse et sports) pleinement en Région wallonne (sauf pour la petite Communauté germanophone de Belgique), et dans la Région de Bruxelles-Capitale pour les seuls Bruxellois francophones qui y constituent cependant une écrasante majorité (90% des habitants).

Par ailleurs, lors des accords de la Saint Quentin en 1993, une partie des compétences de la Communauté française de Belgique ont été transférées à la Région wallonne et la Commission communautaire française (COCOF): il s'agit de

Notons qu'à Bruxelles la compétence dans les domaines cités précédemment est assurée à la fois par la COCOF et par son équivalent flamand, la VGC. C'est à chaque citoyen bruxellois de décider avec quelle institution il veut traiter. Suite aux décisions différentes de chaque communauté, la COCOF bénéficie d'une autonomie décrétale dans ces domaines, ce qui n'est pas le cas de la VGC.

Illustration de la complexité du morcellement des compétences communautaires: lorsqu'il faut classer un bâtiment dans son entièreté, les Régions sont compétentes pour l'immeuble tandis que la Communauté l'est pour les patrimoines culturels tels que les tableaux, les meubles...

Autre problème: si la Région wallonne et la Cocof sont compétentes pour les infrastructures scolaires, qu'en est-il du matériel informatique ?


Histoire


Institutions

Bruxelles est le siège du Parlement et du Gouvernement de la Communauté française.

Parlement

Le Parlement comprend 94 membres (les 75 membres du Parlement wallon et 19 membres élus parmi les élus francophones du Parlement de la région de Bruxelles-Capitale).

Composition du Parlement pour la législature 2004-2009:


Gouvernement

Le Gouvernement n'est pas élu par le Parlement, il est constitué par la coalition formée à l'issue des élections régionales sur base de la volonté des présidents des partis politiques qui ont le dernier mot pour former une majorité. Un de ses membres au moins appartient à la Région de Bruxelles-Capitale.

Composition du gouvernement depuis juillet 2007 (suite au remaniement décidé en juillet 2007 par le président du parti socialiste à la Région Wallonne) :


On constate l'hégémonie du parti socialiste.


Composition du gouvernement de la Communauté française de Belgique pour la législature 2009-2014, au 07/2009, suite aux décisions des présidents des partis politiques de former une coalition PS-CDH-ECOLO (voir ci-dessus)


On constate l'hégémonie du parti socialiste.

Composition du Parlement de la Communauté française de Belgique pour la législature 2009-2014:


Liste (PDF).

Terminologie

La Communauté française de Belgique est parfois appelée Communauté Wallonie-Bruxelles pour éviter la confusion avec les personnes de nationalité française résidant en Belgique. Et fondamentalement pour faire droit à sa plus importante composante, la Wallonie (80% de la population).

Cependant, cette terminologie n'est pas officielle et ne figure nulle part dans la constitution belge, ni dans aucun autre texte légal. Elle n'est pas acceptée par les partis flamands, qui considèrent que cette appelation crée une confusion en suggérant qu'elle englobe aussi bien tous les Wallons que tous les Bruxellois, négligeant ainsi l'existence des Flamands de Bruxelles. Il est vrai que plus de 90% des Bruxellois sont francophones, ce qui semble justifier l'appellation "Communauté Wallonie-Bruxelles". Pour lever cette double ambiguïté, le site Web de la Communauté et des instances comme le Parlement de la Communauté française utilisent plutôt le vocable "Communauté française Wallonie-Bruxelles" (en abrégé CFWB) pour communiquer avec le citoyen.


Liens : socialisme.


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